Un jeu sur iOS et Android a beaucoup fait parler de lui dernièrement : Pokémon GO

Basée sur l’univers Pokémon (jusque-là je n’ai perdu personne ?), cette application a été développée par la société Niantic qui s’est officiellement associée avec Nintendo et The Pokémon Company, ainsi que Google dont elle était à l’origine une filiale, en octobre 2015.

 

Un lancement remarqué

Sortie pendant le mois de juillet 2016, Pokémon GO a d’abord été distribué aux USA, en Australie et Nouvelle-Zélande avant d’arriver en Europe et Asie. Très attendu au Japon et en France, il est arrivé tardivement pour des raisons de capacité serveur.

Le succès est fulgurant et le nombre de téléchargements aurait aujourd’hui dépassé les 100 millions dans le monde.
Les conséquences financières sont elles aussi impressionnantes et une semaine après la sortie de l’application, Nintendo voit son action en bourse s’envoler et presque doubler, alors qu’elle ne possède que 32% de la franchise Pokémon et qu’elle n’a pas participé au développement du jeu.
Le jeu en lui-même aurait rapporté 1,6 million de dollars par jour, rien que sur iOS.
Bref, un beau lancement.

 

Géolocalisation et réalité augmentée sont au cœur de l’application

Niantic a pour vocation à développer « des jeux vidéo dans le monde réel » et c’est en toute logique que l’application utilise la réalité augmentée et en particulier la géolocalisation.
Leurs 2 autres applications vont aussi dans ce sens, en particulier le jeu « Ingress » qui a servi de base pour la cartographie de Pokémon GO.

Il y a fort à parier que de nouveaux jeux utilisant la géolocalisation et la réalité augmentée verront le jour prochainement, développés par des sociétés inspirées par ce succès sans précédent dans le monde de l’application mobile.

 

… parcequ’il y a toujours un « mais »

Notons tout de même qu’après ce lancement explosif, les critiques pleuvent à présent à l’encontre de Pokémon GO, et de nombreux utilisateurs se lassent déjà.
Ceci est probablement dû aux problèmes suivants :

  • La géolocalisation et la réalité augmentée sont très gourmandes en ressources, faisant fondre l’autonomie des téléphones (la fonction réalité augmentée se retrouve rapidement désactivée par les utilisateurs) ;
  • Les interactions sont très limitées et beaucoup de fonctionnalités sont attendues par les joueurs ;
  • Les serveurs du jeu n’arrivent pas à suivre la demande colossale générée par le succès du jeu, ce qui a forcé Niantic à désactiver le « radar » pokémon du jeu ;
  • La triche est très facile à mettre en place et l’aspect compétitif du jeu est donc monopolisé par les joueurs ayant recours à des « géo-hacks » ;
  • La communication de Niantic est très pauvre, ce qui frustre d’autant plus les joueurs vis-à-vis des problèmes cités, et de leurs attentes.

 

En conclusion, cet enthousiasme pour cette application est très intéressant, et les critiques qui suivent (et ce n’est pas fini) sont des éléments de réflexions importants dans ce que la réalité virtuelle modifiera sans doute notre rapport avec le réel et notre société. Et la réaction de la société Niantic au travers des mises à jour de leur nouveau titre phare contribuera probablement à cette réflexion.

By |2017-09-04T17:28:25+00:00août 5th, 2016|actu|0 Comments

About the Author:

Emeric Charras
Co-fondateur de la société AppMobile spécialisée dans la création d'application mobile et de site internet.

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